Vous êtes ici: Votre chasse

Un récit de Bastoune

je t'écris un petit récit que j'ai vécu il y a 10 ans environ.


Étant agriculteur et mes parents aussi, un agriculteur voisin était venu nous voir pour la bonne raison que mes parents faisaient l'élevage de porcs en plein air et cet agriculteur aussi.
On était en juillet, cet éleveur de porcs était venu parce qu'un sanglier venait voir ses truies. La chasse étant fermée, impossible de le chasser.
Un soir, vers 21 heures, mon père et moi partîmes voir ce fameux dragueur de truies. Arrivés sur place, pas de sanglier en vue. Juste à coté des parcs à truies il y avait un petit bosquet de sapins et de ronces. Il était là-dedans. Nous avons attendu 10 minutes et ce pépère est sorti dans le champ voisin.
Nous étions cachés dans les fougères et le vent était dans le bon sens. Il était vraiment décontracté le bolide, il pesait au moins 90 kg. Il a fait plusieurs fois des allers-retours dans le petit bois et nous l'avons laissé. Le lendemain matin, juste avant le lever du soleil mon père est reparti seul voir notre sanglier.
Arrivé sur les lieux, il n'y avait rien. Mon père décide de repartir et c'est à ce moment-là que le copain sortit du bosquet. Il vit mon père mais ne reconnut pas que c'était un être humain puisqu'il était immobile. Au bout de 5 minutes mon père décida de s'en aller mais ce fameux cochon n'avait toujours pas bougé.
Papa fit quelques pas en arrière, le sanglier avança vers lui. Alors mon père décida d'avancer à la place où il était avant. Le cochon ne bougea pas. Il recommença plusieurs fois ces allers-retours et dès que papa reculait le cochon avançait. Une fois que le cochon fut à 3 mètres, celui-ci se mit sur son cul et se mit à ouvrir la gueule puis baver. Il ne devait pas être content de la présence de cet énergumène qui était resté figé là comme un imbécile. Et ce fut au bout de quelques minutes que mon père se manifesta en lui disant des petits mots. Dès qu'il comprit que c'était son plus mauvais ami, le cochon partit comme un fou et on ne l'a jamais revu.
Voilà pour la petite anecdote que nous avons vécue.